Ghosts of silent films

September 2, 2015 § Leave a comment

Not that I am necessarily a great believer in the metaphor of the ghosts of the silent screen, but

a) there is enough evidence to make the links between spiritism and silent cinema (see Valentino’s séances for one) quite intriguing — how much reality was/is there, then, in images of silent films?

b) turning a film studio into an art installation, and film shooting into performance art, is a rather seductive idea that would deserve more work;

and c) i haven’t posted anything on this blog for quite a while :-).

But I had missed this back in 2012: Guy Maddin’s installation of silent studio shoot / spiritism / art installation / chasing after films that have vanished at the Centre Pompidou:

and it seems the film Maddin has managed to piece together from these experiences will open at the London Film Festival next month: The Forbidden Room.

Enough serendipity to drive one mad!

McNAMARA Brooks (1968)

December 12, 2008 § Leave a comment

McNAMARA Brooks: “Scene design: 1876-1965: Ibsen, Chekhov, Strindberg.” Drama Review. 13 no. 2, hiver 1968: 77-91.

Essai visuel sur tracant l’évolution du décor de scène réaliste depuis la fin du 19è siècle, dans les mises en scène des pièces d’Ibsen, Chekhov ou Strindberg.

Comme Mimesis d’Eric Auerbach, cet essai vaut surtout par son refus de proposer une définition dogmatique du réalisme. Au contraire, des photographies de mises en scène montrent l’évolution et la redéfinition permanente du concept:

– des décors fins du 19è où le débat porte sur l’objet dans le décor: d’abord peint sur toile, puis des objets réels mais toujours avec toile de fond (cf. préface de Miss Julie de Strindberg pour une critique de cette pratique), puis un mélange d’objets réels et peints. Parfois surabondants jusqu’au décoratif (théâtre d’Antoine), les objets réels, bien sélectionnés et détaillés peuvent être aussi disposés avec naturel (et sans surligner leur sens symbolique: Différence entre Strindberg et Zola) 

– parallèlement se déroule une réflexion sur le nombre de niveaux dans l’organisation de l’espace. Certaines

The Cherry Orchard, Moscow Art Theater, 1904

The Cherry Orchard, Moscow Art Theater, 1904

mises en scènes (p. 80) proposent dès 1904 des espaces imbriqués où le Naturalisme se traduit par des placements (des objets ou des personnes) qui ont l’air alléatoires, contre l’esthétique du tableau en V

 

– la question de la “simplicité” apparaît en creux dans ses discussions: si une sélection d’objets apparaît nécessaire pour éviter la surcharge décorative ou symbolique, trop de sélection peut rendre le décor banal. Ainsi certaines productions du mouvement New Stagecraft, dont les espaces apparaissent trop généraux. Simplicité, mais aussi précision des détails et des espaces. En liaison avec la tendance symboliste, cette simplification du décor réaliste conduit au “réalisme modifié”, où l’objet réel, signe d’environnement précis, le dispute aux formes exaggérées de l’expressionisme.

cabaret scene from The Delicious Devil (1919)

cabaret scene from The Delicious Devil (1919)

 

 

– dans le même temps le théâtre symboliste va préférer au détail historique les draperies neutres, les formes indéfinies, suggérant l’infini de l’espace et du temps, cherchant l’impression visuelle plutôt que l’illusion de réalité (liens avec le décor Expressioniste)

L’article est cité notamment dans Bordwell et al., The Classical Hollywood Cinema dans “The Hollywood mode of production to 1930” (p. 147) où Janet Staiger étudie en détail l’organisation et la division du travail dans le studio hollywoodien, notamment l’apparition du titre de “technical manager” ou “technical director” dans les équipes de production, suite à l’importation du décor en trois dimensions du théâtre du début du siècle.

Staiger recommande également Brander MATTHEWS, A Book about the Theater (New York: Charles Scribner’s Sons, 1916).

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