KOBEL Peter (2007)

October 28, 2008 § Leave a comment

KOBEL Peter: Silent Movies: The Birth of Film and The Triumph of Movie Culture. New York, Boston, Londres, Little, Brown and Company, 2007

  1. Sources: la littérature critique plutôt que des souvenirs personnels (comme Parade Gone By de Brownlow). Une introduction très générale qui tente d’éviter les généralisations (ainsi lorsqu’il discute le MPPC et la Guerre des Brevets (Patents’ War) des années 1910, Kobel fait remarquer que le MPPC avait aussi commencé à filmer en Californie, tout comme les Indépendants.
  2. Chapitre sur les genres est le moins abouti: pas clair sur la popularité de chaque genre, mélange les films US et non US et ne dit rien du mélodrame, ou du drame. Semble avoir choisi de se concentrer sur les genres attendus aujourd’hui dans la discussion des films muest. Reprend des vues traditionnelles (Hart est un “fou de réalisme”, stickler for realism sans autre contextualisation , hormis l’indication que Hart est né dans l’Ouest). 
  3. Surtout concentré sur les années 1910s. Une question sur les années 1920 n’occupent qu’une ou deux lignes (là où la discussion du traitement de l’Indien dans les films des années 1910 occupe plusieurs paragraphes par exemple.)
  4. Très intéressant pour le matériau reproduit en illustrations: posters, courriers de refus de scénarios, matériaux publicitaires — la plupart du temps ce matériau seul pourrait fournir la base pour un autre livre. Ainsi le livre est plus un catalogue, avec une introduction générale présentation les documents exposés.
  5. Autre vue commune reprise sans critique (p. 95): “As filmmakers developped their craft in the twenties, howeer, titles became less necessary.” L’exemple donné (The Last Laugh, Murnau) est une exception, pas la règle ! La plupart des films dans les années 20 ont pleins de titres et il n’est pas clair que le cinéma américain ait vraiment cherché à se débarasser des titres. Plutôt à les intégrer dans une stratégie narrative unifiée mêlant mots et images. Ce sont plutôt les films des années 1910 qui avaient très peu d’intertitres, comparés aux films des années 1920 !
  6. Pas assez d’attention portée aux problèmes esthétiques. Ainsi p. 98. l’argument “illusion de réalité” est invoqué pour expliquer la vogue des décors réalistes: dans les années 1910, alors que la caméra commence à filmer les extérieurs (?), de meilleurs décors auraient été nécessaires afin de ne pas créer de contraste entre ll’artificialité des décors et les extérieurs naturels. Mais c’est plutôt une question esthétique: cf. expressionisme, films d’horreur, films russes pour des cinémas qui ne craignent pas ce contraste. (ou cf. les maquettes dans les films américains, d’ailleurs).
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