BARTHES Roland (1960)

October 28, 2008 § Leave a comment

BARTHES Roland: “Le problème de la signification au cinéma.” Revue Internationale de Filmologie. 32/33, janvier-juin 1960: 83-89.

s’intéresse à la partie de “message” présente dans certaines images filmiques = “images [qui] viennent à nous faire connaître, à nous apprendre quelque chose” (p. 83)

Le film n’est pas qu’une grammaire de signes, mais il y a “chaîne communicante” à étudier:

– un émetteur: “l’auteur” qui puise dans un réservoir de formes (de signes) pour communiquer. Il peut utiliser des signes “décrochés” dont le sens sera inattendu (p.88 Barthes donne des exemples de ce lexique, “véritable vulgate de signes”: le signifié “parisianité” passera par les signifiants “petite place à réverbères, bistrots à terrace.”, etc. 

– un receveur: “le public” qui coimprend les signes en fonction de sa culture –> là aussi, possibilité de différences de compréhension des signes en fonction de l’âge, de l’éducation, etc.

“Les supports généraux du signifiant sont le décor, le costume, le paysage, la musique et dans une certaine mesure les gestes.” (p. .84) On les trouve surtout en début de film.

Ces signifiants sont:

1) “hétérogènes” (p. 85) = “il peut faire appel à deux sens différents (vue, ouïe)”. Mais “les normes esthétiques du film sont plutôt de sobriété, d’économie des signifiants” contrairement à l’opéra par exemple.

2) “polyvalent” (p. 85): “un signifiant peut exprimer plusieur ssignifiés, un signifié peut s’exprimer à traveres plusieurs signifiants”

3) “combinatoires” (p. 86) = syntaxe des signifiants. Le metteur en scène combine les signifiants avec art pour créer un sens

Le signifié lui “est une idée” (p. 87): donc n’est signifié dans le film que ce qui n’est pas montré. “Par exemple, si le film raconte, en acte, la rencontre amoureuse de deux personnages, cette rencontre est vécue devant le spectateur, elle n’a pas à être notifiée, on est ici dans l’ordre de l’expression, non dans celui de la signalisation; mais si la rencontre a eu lieu hors du film, soit avant, soit entre deux séquences, elle ne peut être apprise au spectateur qu’à travers un processus précis de signification.” (p. 88)

D”un côté, donc, il y a rhétorique. Mais cette rhétorique est limitée (“carcan tautologique”): le signe renvoie à la nature (“une pseudo-physis“)

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