research notes on silent films

Archive for the ‘book reviews’ Category

ANDERSON Mark Lynn (2008)

In 1920s, audiences, book reviews on August 1, 2009 at 11:47 am

ANDERSON Mark Lynn. “Taking liberties: The Payne Fund Studies and the Creation of the Media Expert”, in GRIEVESON Lee, et WASSON Haidee éds. Inventing Film Studies. Durham, Londres : Duke University Press, 2008, p. 38-66

Revient sur 2 figures des Payne Fund Studies : Frederick Thrasher et Paul Cressey. Les deux sont des diplômés de l’université de Chicago où l’influence de Münsterberg est importante dans les cours de sociologie, notamment sa conclusion en 1916 sur le pouvoir de suggestion du cinéma (pas forcément en mal d’ailleurs). L’école de sociologie de Chicago regarde le domaine urbain à la recherche des “zones intersticielles” = zones qui échappent à l’organisation sociale. Puisque dans cette vue darwinienne le changement social est dû à un processus de croissance où la désorganisation est nécessaire à l’organisation sociale. D’où l’étude des zones désorganisées: danses, cinéma, quartiers pauvres, etc. Alors que leurs études (notamment Cressley) montrent une remarquable capacité à se noyer dans l’anonymat des foules et à reprendre les concepts fournis par leur observation, l’objectif reste néanmoins didactique et normatif : comment réglementer ce qui ne l’est pas encore. Ainsi ces études créent l’expert en études des média (media expert) : celui qui aura analysé la “situation totale” empiriquement et sera donc l’autorité en vue d’une réforme. Reste que ces sociologues sont les premiers à ancrer le cinéma dans les études universitaires (cours de Thrasher à NYU en 35-36), même si leur voie (sociologique) va être rapidement oubliée au profit d’études textuelles du cinéma.

LANGMAN Larry (1998)

In book reviews on April 29, 2009 at 9:29 am

Larry LANGMAN, American Film Cycles: The Silent Era. Greenwood Publishing Group, Westport (CT), 1998, 400 pages.

Près de 1000 films muets, de 1900 à 1929, en 2 époques (1900-1919 et 1920-1929), par thèmes et genres. Pour chaque thème, Langman présente chronologiquement plusieurs films, en indiquant surtout acteurs, metteur en scène, et résumé de l’intrigue en lien avec le thème en question. Quelques indications sur la réception des films. 

Les informations de contexte restent assez générales. Notamment les chapitres se lancent directement dans une présentation des films les uns à la suite des autres, sans introduction plus précise pour replacer le contexte: ces films étaient-ils populaires ? Pourquoi avoir choisi ces exemples et pas d’autres ? Avec un corpus certes plus restreint, Kevin Bronwlow (The War, The West and the Wilderness ou Behind the Mask of Innocence) propose une contextualisation autrement riche en informations.

Reste très intéressant pour faire sortir de l’oubli des films, et d’une manière générale faire revivre la diversité des sujets et les généalogies des thématiques. Référence à consulter.

McNAMARA Brooks (1968)

In book reviews, sets on December 12, 2008 at 11:17 am

McNAMARA Brooks: “Scene design: 1876-1965: Ibsen, Chekhov, Strindberg.” Drama Review. 13 no. 2, hiver 1968: 77-91.

Essai visuel sur tracant l’évolution du décor de scène réaliste depuis la fin du 19è siècle, dans les mises en scène des pièces d’Ibsen, Chekhov ou Strindberg.

Comme Mimesis d’Eric Auerbach, cet essai vaut surtout par son refus de proposer une définition dogmatique du réalisme. Au contraire, des photographies de mises en scène montrent l’évolution et la redéfinition permanente du concept:

- des décors fins du 19è où le débat porte sur l’objet dans le décor: d’abord peint sur toile, puis des objets réels mais toujours avec toile de fond (cf. préface de Miss Julie de Strindberg pour une critique de cette pratique), puis un mélange d’objets réels et peints. Parfois surabondants jusqu’au décoratif (théâtre d’Antoine), les objets réels, bien sélectionnés et détaillés peuvent être aussi disposés avec naturel (et sans surligner leur sens symbolique: Différence entre Strindberg et Zola) 

- parallèlement se déroule une réflexion sur le nombre de niveaux dans l’organisation de l’espace. Certaines

The Cherry Orchard, Moscow Art Theater, 1904

The Cherry Orchard, Moscow Art Theater, 1904

mises en scènes (p. 80) proposent dès 1904 des espaces imbriqués où le Naturalisme se traduit par des placements (des objets ou des personnes) qui ont l’air alléatoires, contre l’esthétique du tableau en V

 

- la question de la “simplicité” apparaît en creux dans ses discussions: si une sélection d’objets apparaît nécessaire pour éviter la surcharge décorative ou symbolique, trop de sélection peut rendre le décor banal. Ainsi certaines productions du mouvement New Stagecraft, dont les espaces apparaissent trop généraux. Simplicité, mais aussi précision des détails et des espaces. En liaison avec la tendance symboliste, cette simplification du décor réaliste conduit au “réalisme modifié”, où l’objet réel, signe d’environnement précis, le dispute aux formes exaggérées de l’expressionisme.

cabaret scene from The Delicious Devil (1919)

cabaret scene from The Delicious Devil (1919)

 

 

- dans le même temps le théâtre symboliste va préférer au détail historique les draperies neutres, les formes indéfinies, suggérant l’infini de l’espace et du temps, cherchant l’impression visuelle plutôt que l’illusion de réalité (liens avec le décor Expressioniste)

L’article est cité notamment dans Bordwell et al., The Classical Hollywood Cinema dans “The Hollywood mode of production to 1930″ (p. 147) où Janet Staiger étudie en détail l’organisation et la division du travail dans le studio hollywoodien, notamment l’apparition du titre de “technical manager” ou “technical director” dans les équipes de production, suite à l’importation du décor en trois dimensions du théâtre du début du siècle.

Staiger recommande également Brander MATTHEWS, A Book about the Theater (New York: Charles Scribner’s Sons, 1916).

How We Advertised America (1920)

In 1920s, advertising, book reviews, truth in films on December 8, 2008 at 8:26 am

If you like to think that media, in the US, frame audiences’ view of reality, I have the reading just for you. George Creel, How We Advertised America, published in 1920, tells the efforts of the Committee on Public Information, created by President Wilson in 1917, and discontinued in 1919 by order of Congress. Creel was in charge of all the efforts of the Committee, and was he an active busybody for a while ! His responsibility was to organise the effort of the US government to communicate efficiently about its war effort, and to win hearts and minds, both at home and abroad among allies and enemies. (I’ll let you decide if it’s a sign of a healthy democracy or not to have a book about such a subject published so quickly after the facts — and then again, no need to read in the past our own problems is there?)

Back then embedding correspondents was not an option (rather, official tours of the front were the norm, or faked reconstitutions of battles). What Creel attempted was to bring the government news to the newspapers of the world — without it being government propaganda. It’s quite a trick to pull and it doesn’t quite work out, at least in his book. (I’m yet to check on how some of the newspapers covered his activities back then).

  • On the one hand, he is adamant that no censorship was ever established, but that he communicated the facts, and only the facts. This is his defense of the Division of News in his Committee: 

 ”On the part of the press there was the fear, and a very natural one, that the new order of things meant “press-agenting” on a huge scale. This fear could not be argued away, but had to be met by actual demonstration of its groundlessness. Our job, therefore, was to present the facts without the slightest trace of color or bias, either in the selection of news or the manner in which it was presented. Thus, in practice, the Division of News set forth in exactly the same colorless style the remarkable success of the Browning guns, on the one hand, and on the other the existence of bad health conditions in three or four of the cantonments. In time the correspondents realized that we were running a government news bureau, not a press agency, and their support became cordial and sincere.” p. 73

colorless style”: enough here to give fodder to those who see how Hollywood’s famed transparent style as masked ideology…(1)

  • but on the other hand, he is equally clear about the role of the Committee: to win the support of the American (and later, the world’s) population for the war, including a fascist-like call for the fusion of the individual with the State:

“What we had to have was no mere surface unity, but a passionate belief in the justice of America’s cause that should weld the people of the United States into one white-hot mass instinct with fraternity, devotion, courage, and deathless determination. The war-will, the will-to-win, of a democracy depends upon the degree to which each one of all the people of that democracy can concentrate and consecrate body and soul and spirit in the supreme effort of service and sacrifice. What had to be driven home was that all business was the nation’s business, and every task a common task for a single purpose.” p.5

The interesting point, for me, is how he reconciles the obvious contradictions between truth and government message. He is aware of the contradiction, since he himself points out that such committee could only exist in war-time,

since “peace is far from simple, and has as many objectives as there are parties and political aims and prejudices. No matter how honest its intent or pure its purpose, a Committee on Public Information operating in peace-times would be caught inevitably in the net of controversy, affording the highly improper spectacle of a government organization using public moneys to advance the contentions of one side or the other.” p. 401-2

But he’s not too concerned with it either. Concurrent with a time when news was faked, when documentaries pretended to show the real thing (an example of that is given in this note on Homer Croy) but did not, truth and the ideological opinion I have of truth tends to be the same thing for him.

 We did not call it propaganda, for that word, in German hands, had come to be associated with deceit and corruption. Our effort was educational and informative throughout, for we had such confidence in our case as to feel that no other argument was needed than the simple, straightforward presentation of facts. p. 5

But later, this educational and “informative” emphasis gives way to something more sinister:

it was not only that the committee put motion pictures into foreign countries. Just as important was the work of keeping certain motion pictures out of these countries. As a matter of bitter fact, much of the misconception about America before the war was due to American motion pictures portraying the lives and exploits of New York’s gun-men, Western bandits, and wild days of the old frontier, all of which were accepted in many parts of the world as representative of American life. What we wanted to get into foreign countries were pictures that presented the wholesome life of America, giving fair ideas of our people and our institutions. What we wanted to keep out of world circulation were the “thrillers,” that gave entirely fallse impressions of American life and morals. Film dramas portraying the exploits of “Gyp the Blood” or “jesse James” wee bound to prejudice our fight for the good opinion of neutral nations. p. 281

Creel wants to have it both ways. He wants to show America in a good light (and he is proud of his success, pointing that “From being the most misunderstood nation, America became the most popular. A world that was either inimical, contemptuous, or indifferent was changed into a world of friends and well-wishers” p. 11), and he wants the world to believe that this is the truth about America.

In other words, this is another hit taken by the already much-maligned notion of authenticity. He’s not blind to ideology, he just plainly states that his is the authentic version. 

 

(1) That would be…basically everybody today ? It probably all started taking shape with NARBONI Jean, and COMOLLI Jean-Louis: “Cinema/ideology/criticism.” in John Ellis éd., éd.: Screen Reader. Londres, SEFT, 1977, pp. 5-8.

SMITHER Roger (1993)

In 1910s, book reviews, documentary, truth in films on October 30, 2008 at 3:40 pm

SMITHER Roger: “‘A wonderful idea of the fighting’: the question of fakes in ‘The Battle of the Somme’.”Historical Journal of Film, Radio and Television. 13, 1993: 149-168.

Etudie en détail l’authenticité des séquences du film Battle of the Somme (1916). 

3 critères pour l’authenticité: 

 - le film est conforme à ce qu’annonce les intertitres (intertitres en gros conformes aux exigences de la guerre, notamment pas bcp de détails pour éviter de donner des renseignements militaires), 

 - le film repose sur une solide base documentaire (les dope sheets renseignent sur certaines séquences, la biographie de Malins n’est pas en revanche une base très solide), 

- enfin le film est conforme à la vérité historique.  (p. 154)

Au passage, note que le film BBC The Great War (1964) qui a remis au goût du jour les séquences tournées pendant la 1ère guerre mondiale n’a pas hésité devant les manipulations d’images. Mon exemple préféré:

“film was reversed to ensure that on the whole the Allies advance left-to-right across the screen and the Central Powers right-to-left as on maps of the western front, even if this resulted in whole regiments of left-handed soldiers” (p. 153)

Conclue que Malins et les autres caméramen du newsreel ont surtout cherché à améliorer leurs images, en demandant aux soldats d’accomplir certains gestes, en faisant rejouer d’autres scènes de combat en sécurité, etc.  Le nombre de séquences jugées inauthentiques reste faible – et ce ne sont pas forcément (sauf la séquence de sortie des tranchées) les plus dramatiques ou les plus intéressantes du film.

MULVEY Laura (1975)

In audiences, book reviews on October 29, 2008 at 1:44 pm

MULVEY Laura, “Visual Pleasure and Narrative Cinema,” Screen 16 no. 3, automne 1075: 6-18.

Qu’on se le tienne pour dit:

This paper intends to use psychoanalysis to discover where and how the fascination of film is reinforced by pre-existing patterns of fascination already at work within the individual subject and the social formations that have moulded him. (…) Psychoanalytic theory is thus appropriated here as a political weapon, demonstrating the way the unconscious of patriarchal society has structured film form.

Toujours délicat d’assoir une théorie (du plaisir cinématographique) sur une autre (la psychanalyse: euh, au fait, laquelle?). Surtout quand on démarre sur des chapeaux de roue (2ème paragraphe) avec des généralisations du type:

The paradox of phallocentrism in all its manifestations is that it depends on the image of the castrated woman to give order and meaning to its world.

Ah, que les idées sont agréables lorsqu’elles se déclinent au singulier: “the paradox”, “the image”, “the woman”, et pour ne pas être en reste: “in all its manifestations.” On ne fait pas dans la dentelle. A ce niveau de généralisation, tout est vrai, tout est faux. Le reste se décline tout aussi simplement: le plaisir du cinéma est “scopophillique” et “narcissique“, implique que la femme soit soumise au regard de l’homme. Pour parfaire l’illusion, cette passivité est transmise au spectateur qui par le regard “fétichiste” perd toute distance critique face à l’image:

the look of the audience is denied an intrinsic force: as soon as fetishistic representation of the female image threatens to break the spell of illusion, and erotic image on the screen appears directly (without mediation) to the spectator, the fact of fetishisation, concealing as it does castration fear, freezes the look, fixates the spectator and prevents him from achieving any distance from the image in front of him. (p. 18)

Mes propres recherches montrent que le les spectateurs des films hollywoodiens classiques ont toujours eu une grande distance critique par rapport aux images qu’on leur montrait–que cette distance critique est même encouragée par l’institution hollywoodienne. Mais il est vrai que je ne maîtrise pas le vocabulaire psychoanalytique…

KOBEL Peter (2007)

In 1910s, book reviews on October 28, 2008 at 12:06 pm

KOBEL Peter: Silent Movies: The Birth of Film and The Triumph of Movie Culture. New York, Boston, Londres, Little, Brown and Company, 2007

  1. Sources: la littérature critique plutôt que des souvenirs personnels (comme Parade Gone By de Brownlow). Une introduction très générale qui tente d’éviter les généralisations (ainsi lorsqu’il discute le MPPC et la Guerre des Brevets (Patents’ War) des années 1910, Kobel fait remarquer que le MPPC avait aussi commencé à filmer en Californie, tout comme les Indépendants.
  2. Chapitre sur les genres est le moins abouti: pas clair sur la popularité de chaque genre, mélange les films US et non US et ne dit rien du mélodrame, ou du drame. Semble avoir choisi de se concentrer sur les genres attendus aujourd’hui dans la discussion des films muest. Reprend des vues traditionnelles (Hart est un “fou de réalisme”, stickler for realism sans autre contextualisation , hormis l’indication que Hart est né dans l’Ouest). 
  3. Surtout concentré sur les années 1910s. Une question sur les années 1920 n’occupent qu’une ou deux lignes (là où la discussion du traitement de l’Indien dans les films des années 1910 occupe plusieurs paragraphes par exemple.)
  4. Très intéressant pour le matériau reproduit en illustrations: posters, courriers de refus de scénarios, matériaux publicitaires — la plupart du temps ce matériau seul pourrait fournir la base pour un autre livre. Ainsi le livre est plus un catalogue, avec une introduction générale présentation les documents exposés.
  5. Autre vue commune reprise sans critique (p. 95): “As filmmakers developped their craft in the twenties, howeer, titles became less necessary.” L’exemple donné (The Last Laugh, Murnau) est une exception, pas la règle ! La plupart des films dans les années 20 ont pleins de titres et il n’est pas clair que le cinéma américain ait vraiment cherché à se débarasser des titres. Plutôt à les intégrer dans une stratégie narrative unifiée mêlant mots et images. Ce sont plutôt les films des années 1910 qui avaient très peu d’intertitres, comparés aux films des années 1920 !
  6. Pas assez d’attention portée aux problèmes esthétiques. Ainsi p. 98. l’argument “illusion de réalité” est invoqué pour expliquer la vogue des décors réalistes: dans les années 1910, alors que la caméra commence à filmer les extérieurs (?), de meilleurs décors auraient été nécessaires afin de ne pas créer de contraste entre ll’artificialité des décors et les extérieurs naturels. Mais c’est plutôt une question esthétique: cf. expressionisme, films d’horreur, films russes pour des cinémas qui ne craignent pas ce contraste. (ou cf. les maquettes dans les films américains, d’ailleurs).

BARTHES Roland (1960)

In book reviews on October 28, 2008 at 11:43 am

BARTHES Roland: “Le problème de la signification au cinéma.” Revue Internationale de Filmologie. 32/33, janvier-juin 1960: 83-89.

s’intéresse à la partie de “message” présente dans certaines images filmiques = “images [qui] viennent à nous faire connaître, à nous apprendre quelque chose” (p. 83)

Le film n’est pas qu’une grammaire de signes, mais il y a “chaîne communicante” à étudier:

- un émetteur: “l’auteur” qui puise dans un réservoir de formes (de signes) pour communiquer. Il peut utiliser des signes “décrochés” dont le sens sera inattendu (p.88 Barthes donne des exemples de ce lexique, “véritable vulgate de signes”: le signifié “parisianité” passera par les signifiants “petite place à réverbères, bistrots à terrace.”, etc. 

- un receveur: “le public” qui coimprend les signes en fonction de sa culture –> là aussi, possibilité de différences de compréhension des signes en fonction de l’âge, de l’éducation, etc.

“Les supports généraux du signifiant sont le décor, le costume, le paysage, la musique et dans une certaine mesure les gestes.” (p. .84) On les trouve surtout en début de film.

Ces signifiants sont:

1) “hétérogènes” (p. 85) = “il peut faire appel à deux sens différents (vue, ouïe)”. Mais “les normes esthétiques du film sont plutôt de sobriété, d’économie des signifiants” contrairement à l’opéra par exemple.

2) “polyvalent” (p. 85): “un signifiant peut exprimer plusieur ssignifiés, un signifié peut s’exprimer à traveres plusieurs signifiants”

3) “combinatoires” (p. 86) = syntaxe des signifiants. Le metteur en scène combine les signifiants avec art pour créer un sens

Le signifié lui “est une idée” (p. 87): donc n’est signifié dans le film que ce qui n’est pas montré. “Par exemple, si le film raconte, en acte, la rencontre amoureuse de deux personnages, cette rencontre est vécue devant le spectateur, elle n’a pas à être notifiée, on est ici dans l’ordre de l’expression, non dans celui de la signalisation; mais si la rencontre a eu lieu hors du film, soit avant, soit entre deux séquences, elle ne peut être apprise au spectateur qu’à travers un processus précis de signification.” (p. 88)

D”un côté, donc, il y a rhétorique. Mais cette rhétorique est limitée (“carcan tautologique”): le signe renvoie à la nature (“une pseudo-physis“)

REEVES Nicholas (1997)

In book reviews, documentary, truth in films on October 28, 2008 at 11:36 am

REEVES Nicholas: “Cinema, spectatorship and propaganda: ‘Battle of the Somme’ (1916) and its contemporary audience.” Historical Journal of Film, Radio and Television. 17, No. 1, 1997: 5-28.

Etudie la réception du documentaire-newsreel “Battle of the Somme” en Angleterre au cours de la 2ème moitié de 1916. Note que c’est le réalisme qui impressionne, surtout les images des corps des morts en conclusion. Il est possible que ce film ait trop montré les horreurs de la guerre pour le goût de la propagande officiel (les films suivants sur les batailles de la guerre montreront moins les corps). Néanmoins, il est probable que, même si l’impact émotionnel du film fut fort, le sens fut récupéré par la considération que la guerre était juste (anti-Prusse etc.)

Silent movies in the classroom – teaching History

In 1920s, book reviews, truth in films on October 30, 2007 at 2:55 pm